L'année d'un nouvel arrivant au séminaire français

 

 

MarcLeroi

 

 

Arrivé en septembre dernier au séminaire Français, Marc Leroi, séminariste de Nanterre et étudiant en première année de théologie à la Grégorienne, nous partage son témoignage sur ses premiers mois dans la Ville Éternelle.

 

 

Pour un séminariste, se former à Rome est une grâce ! La proximité du Saint Père, l'empreinte de Pierre et de Paul, le témoignage des martyrs et l'universalité de l'Église nourrissent la vie spirituelle. Habiter à quelques centaines de mètres du lieu où son saint patron a rédigé l'Évangile ne laisse pas indifférent. L'inépuisable richesse historique, artistique et culturelle de la Ville suscite l'émerveillement de celui qui s'y installe.

 

Il est intimidant de franchir la lourde porte du séminaire français pour y vivre quelques années. L'architecture spacieuse aux froids reflets marmoréens, la communauté en col romain et la beauté stricte de la liturgie impressionnent le nouvel arrivant. Pendant ses premières semaines, outre des listes de vocabulaire et des règles de grammaire italienne, il lui faut assimiler le trombinoscope, l'agenda-type et le coutumier liturgique.

 

Très vite, une retraite à Assise permet de remettre au Seigneur l'année de formation qui commence. La présence tangible de François et de Claire (sainte patronne du séminaire) illustre l'objectif de notre vie de futurs pasteurs : la sainteté ! Puis le début des cours offre l'occasion de se familiariser avec les matières enseignées et de comprendre les exigences du système universitaire. Plus de cent nationalités se côtoient dans les amphithéâtres, image inversée de la tour de Babel : l'unité entre les hommes ne se fonde plus sur l'orgueil de projets sans Dieu, mais repose désormais sur le service et l’étude pour le Royaume des Cieux. Après la session d'examens du premier semestre, un week-end libre est dédié à la visite d'autres lieux en Italie, pour ma part Ravenne et ses incomparables mosaïques.

 

Au séminaire, l'existence très réglée mais sans monotonie est dominée chaque jour par l'Eucharistie et scandée par les temps de prière, les services et les repas. Les fonctions exercées en sacristie ou au service de l'autel contribuent à la célébration de l'Eucharistie ; celle de chantre aux offices familiarise avec la créativité singulière et fantasque des compositeurs de répons contemporains. L'apostolat auprès des lycéens exige précision du contenu, justesse du ton, variété des supports... et permet de tester les limites de sa patience ! Quant aux repas, leurs horaires méditerranéens et leur recours systématique aux pâtes mettent à mal bien des estomacs français. Malgré les qualités de la gastronomie italienne, que ne donnerait-on pour un steak saignant, une tranche de roquefort ou une baguette tiède ?

 

Entre préparation d'examens, échéances communautaires et évènements romains, les mois se succèdent à un rythme soutenu. La vie communautaire offre de beaux moments de fraternité dans lesquels le Christ est présent. Deux points de vigilance s'imposent cependant : préserver les temps personnels de prière, d'étude et de détente et ne pas oublier le monde dans lequel nous serons envoyés comme pasteurs, si Dieu le veut. Car c'est à une vie de prêtres diocésains que nous nous préparons au fil des étapes canoniques. De ce point de vue, l'année a été marquée par mon admission comme candidat au sacerdoce, premier jalon officiel du parcours vers l'ordination, moment intense d'engagement, vécu dans la joie et la confiance.

 

Marc Leroi

Diocèse de Nanterre

1ère année de théologie à la Grégorienne

 

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