Les bâtiments

 

Les thermes d’Agrippa

maquettethermesLe Séminaire est bâti sur les thermes d’Agrippa, dont il reste quelques vestiges dans la maison et le quartier.

« Il existait sous la République de nombreux petits établissements de bain dispersés à travers la ville, mais ils étaient souvent petits et malcommodes. En construisant vers 25 av. J.-C. les premiers thermes publics monumentaux, le gendre d'Auguste comble une attente de la plèbe. Mais il cherche aussi à la séduire, en lui offrant, pour une somme modique, l'accès à un cadre de vie digne des grandes propriétés aristocratiques. Ces thermes, ornés d'oeuvres d'art, sont situés près d'un vaste plan d'eau artificiel, au milieu de grands jardins qui occupent le nord du Champ de Mars. Ce bâtiment appartient à un vaste ensemble destiné à impressionner les Romains et qui comprend le Mausolée, le Panthéon et l'Horologium. Le seul vestige visible est une vasque en granit égyptien utilisée aujourd'hui comme fontaine et qui a été découverte récemment sur la zone où se situaient les thermes. » (© SCÉRÉN – CNDP).

 

Les commencements du Séminaire et la chapelle

gravureEn février 1853, le jeune Père Lannurien arrive à Rome avec pour mission d’ouvrir le Séminaire français à la rentrée suivante. Il installe la nouvelle communauté dans l'ancien Collège des Irlandais, via degli Ibernesi, et après de nombreuses négociations il parvient à acheter le bâtiment.

Le nombre de séminaristes augmentant rapidement, l'espace devient rapidement trop exigu.  Le P. Melchior Freyd, successeur du P. Lannurien, doit trouver une autre maison. Au retour d'un pèlerinage à Lorette où il a confié son souci à Notre-Dame, le Père Freyd apprend que l'église de Sainte-Claire, attenante à un ancien couvent dont les Clarisses avaient été chassées sous l'Empire, s’est écroulée. Avec l'approbation du Pape Pie IX, qui fait don par motu proprio de l'église écroulée et du terrain, le Séminaire se porte acquéreur de l'ensemble immobilier mitoyen. La première rentrée scolaire via santa Chiara a lieu en en octobre 1856.

Les travaux de reconstruction de la chapelle ne s'achèvent qu'en 1881, bien que la première Messe y ait été célébrée dès le 21 novembre 1861 ; elle est consacrée sous le double vocable de l'Immaculé Cœur de Marie et de sainte Claire.

 

Les bâtiments du Séminaire

semancinLes bâtiments originels du couvent des Clarisses sont vétustes, inadaptés à un séminaire, et presque insalubres. C’était une « pauvre maison » ! En juin 1878, le cardinal Guibert, archevêque de Paris, dans un entretien familier avec les séminaristes, leur dit, à propos du Séminaire français : « J’ai toujours regardé cette œuvre comme une des plus grandes et des plus utiles fondations de notre siècle. J’ai applaudi au courage de ceux qui l’ont entreprise ; je l’ai toujours favorisé de mon influence et lui serai dévoué jusqu’à la mort, parce qu’elle est faite pour resserrer de plus en plus l’union de l’Eglise de France avec l’Eglise mère et maîtresse de toutes les Eglises du monde catholique ». Le lendemain, le Cardinal dit en aparté au Supérieur : « Voyez-vous, mon Père, c’est une grande et belle œuvre que vous dirigez là, mais matériellement votre maison n’y répond guère, il faut la rebâtir ». thermagripOn décide alors de racheter les propriétés attenantes et on lance une grande souscription à travers toute la France. D’août 1883 à octobre 1890, les vieux bâtiments sont progressivement remplacés, sans déplacer la communauté, par un ensemble architectural unifié et ample, où l'air et la lumière pénètrent abondamment. L’architecte, M. Carimini, a pour référence  Bramante et le style architectural romain du XV° siècle. « Il savait apprécier la belle simplicité antique et donner à ses productions de la noblesse, de la grâce et de l’harmonie » dit le Supérieur de l’époque. « Du vieux Santa-Chiara, il n’est pas resté pierre sur pierre,  Non plus que des maisons adjacentes. Un seul bâtiment a dû être respecté : l’ancienne salle de bains d’Agrippa, redevenue ce qu’elle était au temps des clarisses, le réfectoire de la communauté ».

C’est encore dans ces bâtiments, qui ont été régulièrement entretenus et restaurés, que le Séminaire réside, au cœur du centre historique de Rome, juste derrière le Panthéon, sur les anciennes thermes d’Agrippa (- 25 avant J.C.), dont on trouve encore quelques vestiges dans la maison.

 

Adresse : Via santa Chiara, 42. 00186 Roma. Italie. Tél : 0039 06 68 02 11

Séminaire pontifical français de Rome - Les bâtiments.
Powered by Joomla 1.7 Templates